mercredi 23 septembre 2009

Stormy weather



Aujourd'hui une tempête sans précédent s'est abattue sur Sydney. Dust storm. Ils n'avaient pas vu ça depuis les années 40. Elle a couvert la moitié du New South Wales et fait 1500 km pour venir nous voir. Autant dire que la photo que j'ai trouvé n'est aboslument pas retouchée, c'était vraiment tout orange.
J'aurais pu prendre une photo en live au lieu de la piquer sur le web me direz-vous. Ben non, pas possible. En bonne Aussie, j'étais sur la plage entre 6h et 7h - du mat, of course - pour participer au Boot Camp. 3 fois par semaine je mets mon t-shirt gris, mes baskets et crie mon meilleur "HOOYAH Sarge" = oui, sergent, pour dire que j'ai bien compris ce qu'on me demande de faire. On court, on fait des pompes, des abdos, on court encore. Ca fait 10 jours que ça dure.
Et aujourd'hui, c'était gratiné. T'arrives le matin, déjà tu comprends que c'est pas un brouillard banal, mais une tempête. Jusqu'ici, tout va bien. Comme la devise du Boot Camp, c'est "rain hail or shine", tu sais que l'entraînement est maintenu. Jusqu'ici tout va bien. On te demande d'enlever tes pompes. Jusqu'ici tout va bien. Au pas de course sur le ponton de Balmoral Beach. Jusqu'ici tout va bien. Saute dans l'eau. Vous êtes sûrs? Là maintenant. Oui, oui, là. Maintenant. Tout habillé. Ca fait, je cite "partie du programme". Pression du groupe, zou. Ouche, elle est froide. Tu nages. Abdos sur la plage. On recommence, plongeon, nage, exos, nage, course sur la plage... 1h au total, pas une minute de moins.
C'est décidé, mon prochain achat fashion, c'est des dessous de sportive. Parce que Lise Charmel et Aubade vont avoir du mal à tenir le rythme Boot Camp. Hooyah.

jeudi 10 septembre 2009

Amitié(S)

Il y a l'amitié qui s'endort gentiment, dans son coin, et promet de se réveiller quand la distance ne sera plus un souci.
Il y a l'amitié qui a pris naissance grâce à la distance justement, affinités crées à renfort de status FB et de commentaires désopilants.
Il y a l'amitié qui résiste, trop compliqué de se suivre au quotidien sur ses petites et grandes misères, mais on se soutient pour la vie, c'est sûr.
Il y a l'amitié qui se renforce en partageant le statut d'expat, même si c'est pas dans le même pays.
Il y a l'amitié qui se crée autour d'un café, à se demander qu'est-ce qu'on va faire pendant et surtout après. Parce que il y aura tôt ou tard un après, un retour à gérer.
Il y a l'amitié qui naît à voir les enfants jouer ensemble sur la plage et à préparer les barbecues.
Il y a l'amitié de l'AUTRE, la moitié qui est un peu devenu par la force des choses le (presque) TOUT, feu qu'il faut entretenir de peur qu'il ne s'étouffe par manque d'air.

C'est quand même indispensable, l'amitié.

jeudi 6 août 2009

Le Massacre des Cités d'Or


Petit moment de nostalgie française : tous les matins dans la voiture qui les amène au childcare, c'est la même rengaine.
Quand l'imersion australienne sera plus complète, ce sera au tour des Wiggles = groupe australien avec 99% de notoriété non assistée chez les 2-6 ans. On vous tient au jus.

dimanche 2 août 2009

Piège à touristes


Cette photo vient illustrer le plus grand piège à touristes de Sydney. Non, il ne s'agit pas de Bondi Beach. Ce n'est pas Bondi Beach que ces touristes asiatiques sont venus photographier avidement pour embellir l'album photo de leur trip australien. Ce que ces touristes cherchent, c'est lui, mon fils, aux yeux océan (merci beau-papa) et à la crinière péroxydée, figure archétypale du jeune surfeur australien. Ce week-end encore, il les a attirés comme des mouches. Parmi les asiatiques, les jeunes filles en particulier le trouvent "so cute" et veulent aboslument une photo avec pour montrer de retour au pays à leurs copines. Et ce n'est pas la première fois. Dès qu'on va à Bondi, on a le droit à une petite séance photo ou à des petits cris d'exctase entrecoupés de rires. Le comble pour un petit garçon qui a 50% de sang français et 50% de sang roumain! Juliette aussi a son petit succès, mais joue plutôt les dédaigneuses ou les timides, alors que Julot s'adapte plutôt bien à cette célébrité inattendue.

samedi 18 juillet 2009

Over the bridge


Ca y est. Le chapitre 2 de notre vie en Australie est ouvert : je viens de trouver un job et je commence la semaine prochaine. Donc ce week-end, c'était champagne! Super contents de rééquilibrer notre budget, de rééquilibrer le partage des tâches familliales et de mieux connaître le culture australienne pour moi. Parce que entre l'école française et la popote à la maison, t'as moins d'occasions de parler anglais et de te confronter à la mentalité du pays, c'est sûr.
Comme mon taf est au Nord de Sydney et que Jules travaille aussi là-bas, nous cherchons donc à déménager de l'autre côté du pont, soit dans le Lower North Shore soit dans les Northern Beaches. Le Lower North Shore est plus près du bureau de Jules et mieux desservi en transport, juste à côté du pont et de la baie, donc facile de sortir dans la City ou d'aller voir les copains dans les Eastern Suburbs.
Ce serait le choix de la raison. Avec quand même un gros frein au niveau du budget pour la crèche des enfants : dans les 90 dollars la journée par enfant, alors que à Maroubra je paie 70 dollars !!! Et pas de réduction de taxes sur ces frais quand tu as un visa sponsorisé 457, ouille, ouille. Seuls les citoyens et les résidents permanents ont des aides pour la garde des enfants.
Sinon le choix coup de coeur, c'est d'aller un peu plus loin pour avoir la plage à côté (et le childcare moins cher). Direction : Dee Why. Allez, une petite photo pour se mettre l'eau à la bouche, surtout qu'on a un weekend de dingue, avec un soleil radieux.

samedi 11 juillet 2009

Lumière


La lumière en Australie vaut bien un post. Bien sûr il y a la lumière australienne que tout le monde connaît en photos, la lumière rougeoyante sur les pentes de l'Ayers Rock - Uluru comme on dit maintenant pour être politiquement correct envers les aborigènes. Nous n'avons pas encore vu en personne cette lumière là car voyager dans le Red Center avec de jeunes enfants n'est pas forcément un plaisir. On réserve ça quand on aura une occase de WE prolongé en amoureux.
Mais la lumière à Sydney est aussi particulièrement belle. Certainement plus subtile. Et surout depuis le mois de mars, avec l'arrivée de l'automne. Ca crée une atmosphère toute particulière. De quoi se dire que nous avons vraiment de la chance d'être ici. Pour illustration une jolie photo des mi-mi de dos face à la rock pool de Coogee.




mercredi 1 juillet 2009

Perles du recrutement

Rechercher un boulot, ça n'a jamais fait triper personne. C'est plutôt une période où on se sent le c.. entre deux chaises : on ne peut pas faire ça 8h par jour, mais en même temps on ne profite pas bien des moments de liberté car on n'a pas la conscience tranquille. Mais, différence culturelle aidant, cette recherche d'emploi donne lieu à quelques perles qui valent le détour.
- "You have a good vibe, you will find very soon." entendu à la fin d'un entretien avec une recruteuse, pardon "talent broker" comme elle aime se définir.
- Dans le même cabinet, son collègue me donne gentiment des conseils : networker, lire B&T et Adnews (équivalent de notre Stratégies), être sur Linkedin, faire tel et tel forum... Eh oui, je lui dis que tout ça je le fais, ce à quoi il réplique : "what value am I bringing here ?" C'est bien ça le problème coco, tout le monde s'accorde à dire que les recruteurs sont des "middlemen" peu professionnels, mais les mauvais, c'est toujours les autres.
- Dans les annonces, c'est parfois l'envolée lyrique : on ne cherche pas un "spécialiste online" mais un "internet guru", voire "mogul". L'équipe est au minimum "friendly", plus souvent "incredible", "cutting edge" ou "exciting".
Et quand est-ce qu'on travaille dans tout ça ?