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lundi 4 novembre 2013

Melbourne Cup, qu'est-ce que c'est?

Le premier mardi de novembre les Australiens ne pensent pas à l’imminente arrivée du Beaujolais nouveau. Pour les Australiens en général et les Melbourniens en particulier c’est la saison des courses hippiques. La plus suivie, par toutes les couches de la société, c’est la Melbourne Cup.

La Melbourne Cup, c’est l’occasion de :
• Ne rien faire au bureau par acte patriotique, c’est la « race that stops a nation »
• Faire des paris même si on n’y connait rien aux chevaux
• Sortir le grand jeu pour les dames : robe criarde, talons vertigineux et surtout chapeau obligatoire
• Boire.

Beaujolais nouveau ou Melbourne Cup, deux histoires très différentes qui ont une même fin? 

jeudi 7 mars 2013

Femme d'expat ou femme expat?

Femme d'expat. Les 6 premiers mois de notre arrivée en Australie, j'ai eu l'étiquette "femme d'expat".  Ça a duré assez longtemps pour déguster le bonheur de voir les enfants s'adapter à leur nouvelle vie. Et ça a duré assez longtemps  pour me rendre compte que femme d'expat était un cadre trop réducteur, qui ne me convenait pas sur le long terme. Pour moi et aussi pour Jules.
En juillet 2009 les choses ont changé avec un boulot qui m’a permis de décrocher mon visa sponsorisé. Visa que nous sommes en train de transformer en ce moment en visa permanent. En cette journée de la femme, je suis fière d’être une femme expat. 

vendredi 18 janvier 2013

Lettre à un stagiaire aspirant à venir Down Under

Cher aspirant stagiaire, 
L'Australie te fait rêver. Tatie Annie t'as montré les chiffres du marché de l'emploi. Ton pote Momo t'as parlé du surf paradisiaque. Par réseau d'amis ou d'anciens d’école de commerce, tu as obtenu mon mail professionnel et tu m’écris. Bizarrement il y a des cas où j'ai envie d'appuyer ta demande de stage et de faire bouger mon réseau. Et d'autres cas où j’appuie plutôt  le bouton "delete".
Puisqu'il faut connaître sa cible pour faire une bonne campagne marketing, voici donc ce qui se passe dans ma tête en te lisant.

J'aime <
- Recevoir une demande de conseils plutôt qu'une demande de travail;
- Savoir comment tu as eu mes coordonnées quand c'est un mail "spontané";
- Recevoir un CV en anglais pour une demande de travail/stage en Australie;
- Sentir que la personne a fait des recherches préalables sur le pays/le métier/l’entreprise.

Je n'aime pas =
- Me faire tutoyer dès le premier mail (mais ça peut changer par la suite si tu sais me convaincre) ;
- Etre considérée comme un pote avec des ^^ pour ponctuer les phrases (tu as eu ton bac avec mention, tu peux certainement adapter ton registre à la situation);
- Recevoir un CV en français à faire passer aux RH australiens (non, le monde entier ne parle pas français  même dans les entreprises françaises type L'Oreal ou Veolia);
- Lire S-I-D-N-E-Y, au lieu de Sydney (comme quoi le correcteur automatique n'a pas tué le besoin d'apprendre l'orthographe).

Cigale tu es pour prendre ton baluchon et venir Down Under. Garde ton enthousiasme de cigale, mais n'oublie pas d’être aussi un peu fourmi et prépare ton voyage avec persévérance. Pour ça  le guide Australiance est une bible.

dimanche 13 janvier 2013

S’expatrier en Australie : les 5 erreurs à ne pas commettre


1. Confondre Australien et Anglais
De culture occidentale et Anglo-saxonne, l’Australie est certainement plus facile à décoder pour les français que d’autres pays. Mais quand même. Il y a des spécificités à connaitre avant de s’installer. Quelques mois avant notre départ, Jules avait la bonne idée de télécharger des vidéo de la chaîne de TV ABC pour se familiariser avec l’accent et les nouvelles Down Under.

2. Avoir 5 connections sur Viadeo
L’Australien fait la plus forte consommation de réseaux sociaux per capita au monde. Les connexions, sur Linkedin évidemment, se font de façon plus décomplexée qu’en France. Il faut en jouer. Avec finesse toutefois car rien n’est plus énervant que de recevoir « I’d like to add you to my Linkedin network » de la part de quelqu’un que tu ne connais pas. Trucs et astuces : par ici.

3. Parler anglais comme une chèvre espagnole
A moins d’avoir l’ambition de faire du « fruit picking » dans le Queensland ou la plonge dans les restaus de Melbourne, on ne va pas en Australie pour apprendre l’anglais, plutôt pour s’améliorer. Etre à l'aise et se faire comprendre (quelque soit l'accent) permet de décrocher le bon job.

4. Jouer la carte de l'hyper expert
Si tu arrives à décrocher le 457 (visa sponsorisé par une entreprise), c’est parce que tu es un expert. Un expert difficile à trouver sur place. Très vite, il faut dépasser cette étiquette  Les « soft skills » sont tout aussi importants pour réussir. Râler comme tout le monde, c’est fini. Parce qu’ici, personne ne râle. Well-done, awesome, good job : voilà le vocabulaire dont il faut user et abuser Down Under.

5. Vouloir devenir fleuriste (en 3 semaines, avec un diplôme d'expert-comptable)
L’Australie est le pays de tous les possibles. Mais si tu bosses en finance et tu veux devenir fleuriste dans un pays qui n’est pas le tien, ça fait beaucoup de changements à la fois. Avoir une approche en plusieurs étapes semble plus raisonnable : obtenir un visa, capitaliser sur ses forces et une fois sur place et installé, changer de domaine ou monter une boîte.

Alors, qui a envie de tenter l’aventure en Terra Australis Incognita ?

lundi 14 mars 2011

Parlez-vous anglais?



Quand on vit et travaille en Australie, on parle anglais bien sûr. Mais comment sait-on qu'on le parle bien? Ma perception du sujet a évolué depuis notre arrivée.

Au début de notre installation l'objectif était de perdre ce fichu accent. Dans la voiture le matin je répétais à haute voix les phrases du journal radiophonique. Ma prononciation s'est améliorée certes, sans jamais atteindre le niveau de Jules et Juliette, respectivement 4 et 6 ans. Ce que Juliette ne manque pas de souligner régulièrement.

Et si c'était un atout, ce fichu accent? Pour une raison incompréhensible, tout le monde adore l'accent français. "Even shit souds nice in French", m'as-t-on dit récemment. La France a une aura énorme et les français n'exploitent pas assez cette chance. Dans votre prochaine réunion internationale, allez-y, posez des questions, portez vous volontaire pour des présentations, tout le monde adore.

Ce qui compte n'est pas tant l'accent que la façon de dire les choses. Et là, il y a du boulot. Quand les choses vont bien, l'euphémisme "understatement" doit être banni.
  • "Ca va pas mal, merci" devient donc "I am awesome, thanks".
  • "Nous avons fait pas mal de progrès" se traduit par "We have made amazing progress". (en insistant bien sur le amaaaaaziiiiiing)
Et quand les choses vont mal :
a. tu tournes ta langue dans sa bouche 7 fois avant de parler. Ça évite de passer pour le français arrogant et rabat-joie de service.
b. tu pratiques la strategie de l'hamburger : une critique passe tellement mieux entre deux compliments ! Ce n'est pas être faux-cul, c'est juste faire preuve de tact.

Et vous, comment vous faites vous comprendre en anglais? Quels sont vos trucs et astuces?

mardi 19 octobre 2010

Story telling vs. dissertation

Nos années d'école, nous les avons passées penchés sur nos dissertations. A bâtir des plans thèse-antithèse-synthèse. A équilibrer le tout en 3 sous-parties et 3 sous-sous parties. A rechercher les transitions habiles. A soigner une écriture et une orthographe impeccables. A conclure en ouvrant sur une autre 'problématique' (attention, je n'ai pas dit problème).
Leurs années d'école, ils les passent ici à écrire des récits. Tell a story. Peu importe ton niveau, il faut essayer. You have to give it a go. Le tout en script (pas en écriture cursive), plus lisible, plus facile à apprendre. L'important est de faire passer ton message.

Des années après dans la World Wide Company tu dois pondre ton PowerPoint. En mode story telling bien sûr. C'est pour ça que tu es là, pour apprendre à raconter des histoires.

mardi 24 août 2010

La beauté autrement

Coup de coeur pour Alison et ses produits de beauté alternatifs découverts dans une vente entre copines.

Les produits, elle les faits elle même sur sa terrasse. Que des ingrédients simples : huile de jojoba, lait de chèvre... Pas de parfum. Pas de chichis. Quand tu as fini le produit, tu ne rachètes pas un nouveau flacon. Elle recharge l'ancien flacon : tu paies moins cher et tu te sens plus écolo.

Ce qui m'a le plus interpellée, c'est sa philosophie de la production et de la distribution. Pas de velleités de produire dans une usine, de faire grossir son affaire en suivant le sacro-saint principe des économies d'échelle. Comme les quantitiés sont limitées par ce qu'elle peut produire (sur sa terrasse donc), la distribution n'est plus une course au référencement. C'est une occasion unique d'offrir des conseils, de faire une rencontre, de proposer une expérience... tout ça conduisant à des ventes. Evidemment.

Une vraie âme d'entrepreneuse, mais qui veut garder les choses à taille humaine.
Et vous, ça vous dirait de créer votre boîte?

mercredi 24 mars 2010

French Touche


Etre Française à Paris, quoi de plus banal. RAS. Calme plat. On se fond dans la masse. Etre Française à Sydney, c'est tout autre chose. On se fait remarquer.
Il y a l'accent d'abord, 'so cute'. T'as beau essayer de le faire oublier ce fichu accent, il te suis.
Il y a la peau bien sûr, 'olive'. Différente des Australiennes Belle des Champs ou Asiatiques.
Il y a les vêtements aussi. Il vient d'où ce top? Country Road? Euh, non, Comptoir des Cotonniers...

Ma stratégie maintenant, c'est de jouer à fond les clichés.
- Café espresso tous les matins (exit les latte, mocha et autres 'flat white')
- Petit foulard autour du cou même si il fait 25 (rationnellement, très bonne arme anti-clim forte)
- Boeuf carrotte et mousse choco lorsque des Aussies viennent dîner à la maison (pas d'ambiance world food ou BBQ)
Je 'joue' la Française, c'est assez rigolo. Il n'y a pas que moi qui joue d'ailleurs : avez-vous remarqué qui a été choisie par YSL comme égérie de sa nouvelle fragrance 'Parisienne'? La très londonienne Kate Moss!



mercredi 16 décembre 2009

Corporate Xmas




Xmas is all around us. Y compris, et surtout, au bureau. Le concours de déco de Noël a été lancé il y a 15 jours. Chaque jour, la pression monte, les bureaux se parent de leurs plus beaux atours. Voici quelques photos en exclu mondiale avant l'annonce des resultats vendredi lors du "Xmas Family Day".

samedi 18 juillet 2009

Over the bridge


Ca y est. Le chapitre 2 de notre vie en Australie est ouvert : je viens de trouver un job et je commence la semaine prochaine. Donc ce week-end, c'était champagne! Super contents de rééquilibrer notre budget, de rééquilibrer le partage des tâches familliales et de mieux connaître le culture australienne pour moi. Parce que entre l'école française et la popote à la maison, t'as moins d'occasions de parler anglais et de te confronter à la mentalité du pays, c'est sûr.
Comme mon taf est au Nord de Sydney et que Jules travaille aussi là-bas, nous cherchons donc à déménager de l'autre côté du pont, soit dans le Lower North Shore soit dans les Northern Beaches. Le Lower North Shore est plus près du bureau de Jules et mieux desservi en transport, juste à côté du pont et de la baie, donc facile de sortir dans la City ou d'aller voir les copains dans les Eastern Suburbs.
Ce serait le choix de la raison. Avec quand même un gros frein au niveau du budget pour la crèche des enfants : dans les 90 dollars la journée par enfant, alors que à Maroubra je paie 70 dollars !!! Et pas de réduction de taxes sur ces frais quand tu as un visa sponsorisé 457, ouille, ouille. Seuls les citoyens et les résidents permanents ont des aides pour la garde des enfants.
Sinon le choix coup de coeur, c'est d'aller un peu plus loin pour avoir la plage à côté (et le childcare moins cher). Direction : Dee Why. Allez, une petite photo pour se mettre l'eau à la bouche, surtout qu'on a un weekend de dingue, avec un soleil radieux.

mercredi 1 juillet 2009

Perles du recrutement

Rechercher un boulot, ça n'a jamais fait triper personne. C'est plutôt une période où on se sent le c.. entre deux chaises : on ne peut pas faire ça 8h par jour, mais en même temps on ne profite pas bien des moments de liberté car on n'a pas la conscience tranquille. Mais, différence culturelle aidant, cette recherche d'emploi donne lieu à quelques perles qui valent le détour.
- "You have a good vibe, you will find very soon." entendu à la fin d'un entretien avec une recruteuse, pardon "talent broker" comme elle aime se définir.
- Dans le même cabinet, son collègue me donne gentiment des conseils : networker, lire B&T et Adnews (équivalent de notre Stratégies), être sur Linkedin, faire tel et tel forum... Eh oui, je lui dis que tout ça je le fais, ce à quoi il réplique : "what value am I bringing here ?" C'est bien ça le problème coco, tout le monde s'accorde à dire que les recruteurs sont des "middlemen" peu professionnels, mais les mauvais, c'est toujours les autres.
- Dans les annonces, c'est parfois l'envolée lyrique : on ne cherche pas un "spécialiste online" mais un "internet guru", voire "mogul". L'équipe est au minimum "friendly", plus souvent "incredible", "cutting edge" ou "exciting".
Et quand est-ce qu'on travaille dans tout ça ?

mardi 7 avril 2009

Socializing and networking


Chaque mois le cabinet de recrutement LaVolta organise un pot suivi d'une interview dans le domaine des media et des nouvelles technologies. Hier soir j'y participais pour la première fois à l'Hotel CBD dans la City (attention aux faux amis : hotel = pub, pas hotel). L'interviewé était le CCO de News Digital Media, News étant la branche presse du millardaire australien Ruppert Murdoch. Discussion assez classique sur les enjeux que la presse connaît au niveau mondial : place et crédibilité du user-generated content (UGC) vs. contenu par des journalistes professionnels, fin de l'ère papier payant, développement du modèle pub à la performance ...
Au-delà de l'interview, les gens sont là pour socialiser et réseauter. Et même quand tu connais personne, c'est facile. Les Australiens (et non Australiens, puisque tout le monde vient d'un peu partout) sont encore une fois très accueillants. Un gars que tu croises et qui en est visiblement à sa troisième bière selon ses propres aveux, aborde tout le monde en demandant : "how do you feel in the world today ?" Ca parle pas forcément business d'ailleurs, c'est juste une occase de se rencontrer, de blaguer, de partager une bière ou un verre de vin. Le mec le moins sympa, c'était un français en fait, le genre coincé qui te dit à peine bonjour.
Jules m'a rejoint ensuite pour prendre un verre. Il m'a fait découvrir Hemesphere, le bar au-dessus du restaurant Establishment sur George Street : cocktails sympas et bonne carte des vins (le sommelier est français, ça aide), à recommander pour les sorties après le boulot. Là encore, socialiser est essentiel. Jules prend un pot comme ça avec ses collègues tous les vendredi. Même si je n'ai pas encore de boulot, je vais m'incruster aux prochains avec eux, le principe me plaît. Les Desperate Housewifes ont aussi le droit de sortir ailleurs qu'au parc ou à la piscine, non mais.

Et pour vous, est-ce que le networking est important, et comment vous faites ?

samedi 14 mars 2009

Quand on troque ses tongs pour des talons hauts


Le passage des tongs aux talons hauts cette semaine n'est pas une prise de position fashion, mais une nécessité économique. Exit la plage et son style casual, bienvenue la City, ses talons vertigineux et ses jupes crayon = dress code business ici. Eh oui, j'ai commencé à passer des entretiens pour un taf. En fait ici la première sélection se fait souvent par entretien téléphonique. Vraiment pas évident, surtout quand on rajoute l'accent australien. La clé du succès, c'est de proposer de rappeler dans un endroit calme, parce que forcément avec les kids ou la musique de supermarché en bruit de fond, ça fait pas très pro. Je connais des gens qui ont décroché un taf qu'avec des RV téléphoniques! Hallucinant pour un européen, même si tout ça, c'était avant le "downturn". Malgré tout les recruteurs sont très réactifs : si ton CV les intéresse, ils mettent entre 30min et 24 heures à rappeler. Passé ce délai, c'est mort.
Il y a eu aussi le salon du digital, Adtech, pendant 2 jours. Les gens sont très détendus et accueillants. Cette année visiblement il y a eu deux fois moins d'exposants et de participants par rapport à l'an dernier. La surprise, c'était de découvrir que le marché est moins développé qu'en Europe ou qu'aux US malgré un bon pouvoir d'achat et une population jeune. Tout le monde a un site, mais les gros acteurs du retail n'ont pas investi dans le web et les sites US n'ont pas de concurrents locaux comme en France, par exemple Priceminister vs. Ebay... Good news pour moi, car venir de l'étranger devient du coup un atout.
PS : merci mon site de ventes privées favori pour les escarpins Fratelli Rosetti achetés juste avant de partir. Ici, côté chaussures, c'est la misère, à moins de taper dans le top luxe type Gucci ou Vuitton.