mardi 30 octobre 2012

Série éducation - Pourquoi?


« Pourquoi? » est la question essentielle. Celle que les enfants de 3 à 7 ans préfèrent. Et celle que les adultes évitent le plus souvent. "Parce que c’est ainsi," n’est pas une réponse satisfaisante.

Pourquoi personne n’arrive à réformer l’école en France ?
Pourquoi est-ce qu'on a ce règlement?
Pourquoi est-ce qu'on a cette réunion?
Pourquoi est-ce que c'est différent ailleurs?
Pourquoi est-ce qu'on doit tous faire des études supérieures?
Pourquoi est-ce que nos espoirs sont déçus ?
Pourquoi est-ce qu’on dit non?
Pourquoi pas?

jeudi 25 octobre 2012

Wake up, it's a beautiful morning

Depuis la rentrée de Julot en Kindy en février 2012, toute la famille a adopté un début de journée assez tonique. Le mérite en revient à Jules qui l'a proposé et conceptualisé. Notre bande-son, ça pourrait être la chanson infectieuse des Boo Radleys.


4:45 Jules se réveille et enfile son Speedo
5:00-6:15 Jules nage. Le reste de la famille dort à poings fermés.
6:15 Julot me réveille avec des bisous. Passage de relais avec Jules : il rentre, je pars.
6:15-7:15 A mon tour de nager à la piscine. Jules prépare le p'tit déj et les " lunch box" des enfants (pas de cantine à l’école, chacun apporte son repas)
7:30 Tout le monde s'habille, on prépare les sacs.
8:00 Jules est parti au boulot. Cours de français avec Juliette. Julot joue avec ses Lego.
8:30-8:45 Cours de français avec Julot.
8:45-9:00 Les enfants et moi marchons jusqu’à l’école (fait important au royaume de la voiture).
9:00-9:30 Double macchiato dans un des cafés de Mosman avant d'aller bosser devant mon ordi.

Ça, c'est le planning idéal des lundi, mercredi et vendredi. Mardi et jeudi tout pareil mais la natation en moins. Et il y a des fois où ça dérape vraiment. Mais on sait en bon français qu'il n'y a pas de règle sans exception.

mercredi 17 octobre 2012

Série éducation - Si ça continue comme ça, tu vas aller chez le directeur...

Il faut l'avouer. Julot est allé plusieurs fois chez le sous-directeur en cette année de Kindy. Le point culminant a été atteint il y a quelques mois lorsqu'il s'est retrouvé dans la même pièce avec la directrice  le sous-directeur, la maîtresse et ses deux parents! Il avait frappé un autre élève sans raison et c’était la goutte d'eau. Ses résultats scolaires étaient bons mais son comportement déplorable. Nous avons vraiment travaillé en partenariat avec l’école pour que ça cesse. Julot était surveillé de prés avec un "task card" a faire pointer matin, midi et soir par le personnel enseignant.
Cette semaine, Julot s'est encore retrouvé dans le bureau du sous-directeur. Mais pour de bonnes raisons cette fois, pour montrer ses progrès en lecture. Un directeur qui félicite, qui encourage, qui écoute.

Stricte sur les règles mais positive, c'est ça l’école australienne.
Et en France ou ailleurs, est-ce que les élèves vont voir le directeur/trice d’école pour de bonnes choses?

mercredi 3 octobre 2012

Série éducation - la querelle des Anciens et des Modernes

Installation "Class in the class" - Junling Yang
17th Biennale Sydney
Il y a le parent admiratif devant le bébé capable de naviguer un iPad tout seul. Il y a le parent fier de son grand  qui utilise PowerPoint pour faire son exposé. 
Il y a le parent qui se lamente qu'on ne sait plus écrire au stylo plume. Il y a le parent qui demande le retour aux bases en invoquant Jules Ferry et les années 50.
La querelle des Anciens et des Modernes dans l’école du XXIème siècle bat son plein, avec la technologie en enjeu.

Et il y a l’élève qui vient de se casser le bras. Accident bête sur le chemin de l’école. Il en a pour six semaines de plâtre. Et c'est le bras droit en plus. Sa maîtresse lui propose de faire ses exercices d'orthographe ("spelling" dans notre cas Down Under) sur sa tablette. Pas une tablette avec accès a gogo au web et des Angry Birds en favori. Une tablette configurée pour l’école avec du contenu adapté à sa tranche d'age. 

Et vous, pour l'éducation de vos enfants, vous êtes plutôt Ancien ou Moderne?

lundi 17 septembre 2012

10 ans


10 ans, ça passe vite. Surtout quand on suit scrupuleusement les conseils que mon papa nous donnait lors de notre discours de mariage, par un samedi radieux du mois de Septembre en vallée de Chevreuse: "il faut mettre plein de projets dans la marmite du bonheur ."
Avec 2 beaux enfants, 3 changements de carrière chacun et notre installation en Australie, la marmite a été bien alimentée.
Pour fêter ça, nous nous sommes offerts... une pause. 4 jours rien que pour nous deux à Noosa dans le Queensland. A deux ou en famille, Noosa offre une belle palette d’activités et présente un certain charme en alliant lacs, rivières et océan. Un avant-gout de l’été à venir. Et une pause bien méritée donc.

lundi 3 septembre 2012

Série éducation - La rentrée des classes à distance

Sans fanfare ni cartable, la rentrée au CP de Julot vient de se faire officiellement la semaine dernière ... sur la table de la cuisine.
Avec le décalage des saisons, Julot a en fait commencé l’école primaire australienne en janvier dernier. Cette semaine, il s'agit de sa rentrée des classes pour apprendre à lire et écrire ... en français. En faisant le choix de mettre nos enfants à l’école australienne, nous nous sommes donnés plus de responsabilités en tant que parents. 

Parés d'une bonne dose de courage et du matériel acheté à un organisme d'enseignement à distance, les enfants enchaînent les exercices de grammaire ou autres pleins et déliés (j’exagère à peine car dans une Australie qui écrit en script et au crayon à papier, l’écriture cursive au stylo plume des petits français semble  bien anachronique).
L’école à la maison n'est pas très à la mode en  France, contrairement aux US ou le "home schooling" est un phénomène de société, le plus souvent pour des raisons religieuses auxquelles je n’adhère pas.

Ce post inaugure une petite série sur les défis et les joies de l'enseignement à distance.

Et vous, comment se présente votre rentrée?

mercredi 29 août 2012

Comment les éditeurs français et Amazon sabotent la francophonie


Avec  le lancement officiel du Kindle en France, se procurer des livres français à 15 000 km devait devenir un jeu d’enfant.  Adieu le papier lourd dans les valises ou les frais de port coûteux vers l’Australie (15 000 km donc), vive le numérique. Acheter les derniers succès germanopratins d’un clic de souris semblait tomber sous le sens. Passons sur les prix grassouillets pratiqués par les éditeurs tricolores et qui ont été épinglés dans l’émission Capital en février 2012.

Qu’en est-il du choix éditorial disponible? Sur les 1,4 millions de livres numériques disponibles sur Amazon, près de 70 000 sont en français. Je commence à acheter quelques titres pour moi, et aussi pour les enfants.  Au bout de quelques semaines, Amazon bloque mon compte.
J’ai commis le crime d’acheter un titre français  hors des frontières françaises. Et je dois prouver mon lieu de résidence pour pouvoir continuer. Mon complice, l’adresse IP, m’a dénoncé.  Les contrats des droits d’auteurs internationaux, car c’est bien de cela dont il s’agit, sont bien étriqués. A moins que ce ne soit la paresse du département juridique : pourquoi aller s’emmerder pour une sous-niche d’un marché du livre numérique lui-même très niche puisque ne représentant que  1%  des ventes de livres ? 1% à mettre en perspective des US ou on est à plus de 50%.
Je suis passée - de force donc - sur Amazon.COM à la place du .FR. Il n’y a que 19 000 titres en français, soit 3,5 fois moins. Section jeunesse réduite à une peau de chagrin. Très peu de titres récents.

Et vous, êtes-vous passé à l’ebook ? Pourquoi ou pourquoi pas ?