mercredi 27 juin 2012

Le grand oral

Mes souvenirs de prise de parole à l'école française publique et obligatoire se limitent à la Sainte-Trinité : récitation de poésie - exposé de fin d'année - débat en cours d'histégé.

Les souvenirs australiens de mes enfants seront tout autres. Ça commence léger à la garderie avec le rituel hebdomadaire du 'show and tell' : l'enfant amène un objet de la maison, on s'assoit en cercle, et il parle deux minutes du dit objet.

Plus tard à l'école primaire, ça se structure. Chaque semaine un thème différent à préparer par oral : ta saison favorite, qu'es-ce-que tu aimes faire quand il pleut ou quand il fait soleil, comment prendre soin de la planète... Et les enfants adorent.


Mon garçon finit toujours par lier n'importe quel thème aux Lego Ninjago. Après tout, quand tu as une bonne histoire, il ne faut pas la lâcher



vendredi 22 juin 2012

Parlez-vous australien?

Ah non, l'anglais et l'australien , ce n'est pas pareil. La preuve en quelques exemples.

- barbie n'est pas une poupée, mais un barbecue dont les blondes ne doivent justement pas s'approcher. Le barbie est en effet classé 'male territory'.

- bush n'est pas une famille de politiciens américains, mais la forêt australienne où l'on aime camper.

- shout ne signifie pas crier (les australiens ne haussent d'ailleurs jamais la voix sur leurs enfants, ils sont d'un calme énervant) mais désigne une tournée de bière que tu offres à tes amis.

Pour se saluer, on utilisera le 'G'day, mate'. La seule alternative sera le 'Hello, darling' ou le 'Hello, hon' (comme le miel, si, si) dont les femelles peuvent s'apostropher mutuellement. Je me souviendrai toujours de mon premier "hon". C’était la boulangère en allant chercher mon pain. Pas besoin d'avoir garde les cochons ensemble, le mot d'ordre est d’être laid back.

dimanche 3 juin 2012

Election des députés des Français à l’étranger : le choc des photos

Voter pour le député qui représentera l'Asie-Océanie-Russie au Parlement a un petit goût d'aventure. Passons sur le mot de passe du vote par Internet qui atterrit dans le dossier "junk" de Jules, sur la foultitude de newsletter et de vidéo reçues.... et regardons les candidats et leur programmes.
20 au total, c'est du boulot d’être citoyen.
Voici quelques affiches marquantes, qui ne reflètent pas mes convictions politiques, photographiées au bureau de Sydney ce matin.

Scout toujours
Brochette bio : Joly, Beauvais, Mamere...
Nicolas le jardiner

Mannequin pour brochures corporate

Parachuté du Vaucluse






















lundi 23 mai 2011

Et vous vous voyez où dans 5-10 ans?

Pendant les entretiens d'entrée aux écoles de commerce , je détestais qu'on me pose cette question. "Vous vous voyez où dans 5 ans?" Pire, "vous vous voyez où dans 10 ans?" Je n'avais pas vraiment envie de me pencher là-dessus et de me lancer dans une introspection. Je trouvais ça culotté que quelqu’un rencontré il y a à peine 15 minutes me pose une question que je n'osais me poser à moi-même.
Et puis on évolue. On change. On troque la France pour l'Australie. Beaucoup d'expats le disent, la première année on est occupé à s'intégrer et à s'ajuster au nouvel environnement. La deuxième année, on en profite vraiment. Et après? Après, c'est plus complexe, chacun fait comme il veut ... et comme il peut.
Nous sommes justement dans cette phase de tous les possibles. Le weekend en amoureux à Melbourne a été l'occasion de se poser et d'envisager les scénarios de retour au pays avec Jules. Septembre 2015, c'est la date que nous nous sommes fixés. Trois essentiels à prendre en compte : l'éducation des enfants, l'immobilier, nos boulots. Cette date n'est pas une date butoir, c'est plutôt un cap. Un cap pour nous guider dans nos décisions. Notre barque familiale peut prendre mille chemins en fonction de la pluie, du soleil et des vents. Nous arriverons peut être plus tôt que prévu. Mais nous avons notre cap.

Et vous, vous voyez où dans 5 ans?

lundi 2 mai 2011

Sydney Opera House sans opéra


L'Opéra de Sydney est l'endroit rêvé quand l'envie de culture se fait sentir Down Under. La grande salle de concert est l'endroit idéal écouter les monstres sacrés du jazz par exemple. Hier soir nous avons été éblouis par l'éclectisme de Herbie Hancock.
Les autres fois c'était Dianne Reeves avec sa voix de velours et ses talents de conteuse, Branford Marsalis avec une interprétation de Purcell à faire pleurer et un incroyable Justin Faulkner de 18 ans tout juste à la batterie ou bien le légendaire Ahmed Jamal.

mercredi 13 avril 2011

Parlez-vous anglais ? – l’épreuve ultime

Se marrer sur le DVD de Friends en V.O. alors qu’il y a les sous-titres, c’est facile. Faire bonne figure le vendredi soir au pub alors que l’alcool influe sur le niveau sonore général, c’est jouable. Il faut rire quand tout le monde rit, jeter un ou deux ‘oh, noooooo’ et ça passe.

Mais est-ce que vous seriez prêts à payer pour voir un comédien sur scène et ne pas comprendre ce qu’il dit ? Entendre le public rire et ne pas comprendre pourquoi ? Eh bien, vous devriez. Samedi soir nous avons vu Wil Anderson au Melbourne International Comedy Festival, et nous avons passé une excellente soirée. Pas la prétention d’avoir capté tout mais bien contents d’avoir été hors de notre zone de confort.


L’épreuve ultime du langage, c’est définitivement l’humour.


Jason Byrne, pour qui nous n’avions pas pu obtenir des places à Melbourne, passe à Sydney les 6 et 7 Mai. Alors, qu’attendez-vous ?

lundi 14 mars 2011

Parlez-vous anglais?



Quand on vit et travaille en Australie, on parle anglais bien sûr. Mais comment sait-on qu'on le parle bien? Ma perception du sujet a évolué depuis notre arrivée.

Au début de notre installation l'objectif était de perdre ce fichu accent. Dans la voiture le matin je répétais à haute voix les phrases du journal radiophonique. Ma prononciation s'est améliorée certes, sans jamais atteindre le niveau de Jules et Juliette, respectivement 4 et 6 ans. Ce que Juliette ne manque pas de souligner régulièrement.

Et si c'était un atout, ce fichu accent? Pour une raison incompréhensible, tout le monde adore l'accent français. "Even shit souds nice in French", m'as-t-on dit récemment. La France a une aura énorme et les français n'exploitent pas assez cette chance. Dans votre prochaine réunion internationale, allez-y, posez des questions, portez vous volontaire pour des présentations, tout le monde adore.

Ce qui compte n'est pas tant l'accent que la façon de dire les choses. Et là, il y a du boulot. Quand les choses vont bien, l'euphémisme "understatement" doit être banni.
  • "Ca va pas mal, merci" devient donc "I am awesome, thanks".
  • "Nous avons fait pas mal de progrès" se traduit par "We have made amazing progress". (en insistant bien sur le amaaaaaziiiiiing)
Et quand les choses vont mal :
a. tu tournes ta langue dans sa bouche 7 fois avant de parler. Ça évite de passer pour le français arrogant et rabat-joie de service.
b. tu pratiques la strategie de l'hamburger : une critique passe tellement mieux entre deux compliments ! Ce n'est pas être faux-cul, c'est juste faire preuve de tact.

Et vous, comment vous faites vous comprendre en anglais? Quels sont vos trucs et astuces?