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lundi 4 novembre 2013

Melbourne Cup, qu'est-ce que c'est?

Le premier mardi de novembre les Australiens ne pensent pas à l’imminente arrivée du Beaujolais nouveau. Pour les Australiens en général et les Melbourniens en particulier c’est la saison des courses hippiques. La plus suivie, par toutes les couches de la société, c’est la Melbourne Cup.

La Melbourne Cup, c’est l’occasion de :
Ne rien faire au bureau par acte patriotique, c’est la « race that stops a nation »
Faire des paris même si on n’y connait rien aux chevaux
Sortir le grand jeu pour les dames : robe criarde, talons vertigineux et surtout chapeau obligatoire
Boire.

Beaujolais nouveau ou Melbourne Cup, deux histoires très différentes qui ont une même fin? 

dimanche 2 juin 2013

Hiver austral

Ce week-end nous avons officiellement basculé en hiver. Si vous voulez un hiver australien bien froid comme en Europe, rendez-vous à Melbourne, Canberra ou Hobart.
A Sydney la douceur est plutôt de mise et on a souvent l’impression de  « jouer » à l’hiver, un peu comme des enfants se déguisent aux gouters d'anniversaire.

On joue à l’hiver quand :
  • Le centre de Sydney se pare de lumière pour le festival VIVID.
  •  On enfile des bottes dès que le thermomètre descend en-dessous de 25.
  • On rajoute une échappe ou un Beanie (= bonnet) si il fait moins de 20.

On ne joue plus vraiment quand :
  • Il pleut des douches trois semaines d’affilée.
  • Mauvaise isolation, pas de chauffage central, en journée il fait plus froid à l’intérieur des maisons que dehors.
  • Les nageurs de Balmoral sont en Budgy Smuggler (= moule bite) alors que l’eau est à 13. Respect.


jeudi 23 mai 2013

Cours en anglais à l'université, la polémique vue la tête en bas

Puisqu’en Australie nous vivons la tête en bas, la polémique autour du l'article 2 du projet de loi Fioraso m’inspire des réflexions un peu sens-dessous, un peu « Down Under » en somme.

1.            L’anglais est déjà présent dans l’enseignement supérieur.
Beaucoup de commentaires sur la toile en attestent, certains journalistes en font aussi mention : l’anglais est déjà utilisé comme langue d’enseignement  dans de nombreux cas.  Cette loi officialise ce qui se pratique déjà. Dans les domaines  de la gestion ou de la recherche scientifique, une bonne maitrise de l’anglais est indispensable pour faire connaitre ses idées et résultats dans le monde. Et par conséquent participer au rayonnement international de la France.

2.            L’accent, on s’en fiche.
Certaines personnes s’offusquent du fort accent de certains enseignants non anglophones. Ah bon, c’est si important que ça ? Mon avis sur ce point a changé depuis que je vis en Australie. A force de travailler tous les jours avec des Australiens mais aussi des Singapouriens, des Chinois, des Américains, des Indiens, des Japonais … j’ai découvert un grand secret : l’accent, on s’en fiche.  Tout le monde a un accent. Tout le monde. Un Américain aura un accent pour un Australien et vice versa.

3.            L’anglais dans le supérieur  va stimuler la francophonie.
Chers défenseurs de la langue française,  cher monsieur Pivot dont je suivais religieusement les dictées étant enfant, prenez votre passeport et allez s’il vous plait à la rencontre de ces étrangers amoureux de la France et de la langue française.  Ils sont nombreux à avoir un niveau basique en français mais désireux de vivre et étudier quelques mois dans notre pays. En n’acceptant que les étrangers avec un niveau « bilingue » en français, vous préservez certes la pureté de la langue mais la rendez élitiste (morte ?). En langage marketing mercatique, vous prônez une approche de niche monsieur Pivot. Je pense que la France a au contraire une carte à jouer avec une stratégie de masse.

Une stratégie française  de masse pour attaquer le marché mondial de l’éducation supérieure ? Ça sent la polémique, non ?

jeudi 2 mai 2013

Faut-il oui ou non visiter Canberra ?


Pendant quatre ans nous n’y avons même pas pensé. Visiter Canberra semblait une perte de temps. Les plages de Sydney nous tendent les bras à 10 minutes de la maison, pourquoi donc rouler 300 kilomètres à l’intérieur des terres et se rendre à Canberra ?

Je dirais pour mieux apprendre à connaitre l’Australie.  Canberra, c’est quand même la capitale. Une Brasilia des Antipodes, construite il y a 100 ans afin de mettre fin à la rivalité entre Sydney et Melbourne. Nous y avons donc passé quatre jours à la faveur du week-end de l’Anzac Day. L’automne est la meilleure saison pour visiter la capitale australienne avec de belles couleurs style été indien.

Il y a beaucoup d’endroits à voir à Canberra. Nous avons donc visité :
  • Questacon qui est une sorte de  musée de la Villette, ou on a appris comment lancer une fusée.
  • Le Musée des Dinosaures dans le petit village de Gold Creek (avec une petite pensée pour notre dino-fan favori Oscar);
  • Les rives du Lac Burley Griffin, nommé d’après l’architecte américain qui a conçu la capitale australienne;
  • Le Parlement, qui est une expérience architecturale, hmmm, étonnante. Les colonnes en marbre couleur Hollywood chewing-gum du hall d’entrée, désolée, même après des années de « no worries » attitude, je ne peux pas dire que j’aime;
  • Le National Museum of Australia (en photo), qui retrace comment la nation s’est formée;
  • Et enfin notre favori, le Australian War Memorial, dont je vous parlerai dans un autre billet plus en détails.


Et vous, est-ce que ça vous tente de visiter Canberra ?

jeudi 7 mars 2013

Femme d'expat ou femme expat?

Femme d'expat. Les 6 premiers mois de notre arrivée en Australie, j'ai eu l'étiquette "femme d'expat".  Ça a duré assez longtemps pour déguster le bonheur de voir les enfants s'adapter à leur nouvelle vie. Et ça a duré assez longtemps  pour me rendre compte que femme d'expat était un cadre trop réducteur, qui ne me convenait pas sur le long terme. Pour moi et aussi pour Jules.
En juillet 2009 les choses ont changé avec un boulot qui m’a permis de décrocher mon visa sponsorisé. Visa que nous sommes en train de transformer en ce moment en visa permanent. En cette journée de la femme, je suis fière d’être une femme expat. 

jeudi 28 février 2013

Série éducation - Drôles de bilingues

« J'en ai marre de rêver en anglais, ça me soule » : c'est une des répliques hilarantes de Norman dans sa vidéo sur les bilingues. J'adore cette vidéo, mais la réalité du bilinguisme au quotidien est plus complexe. Cela fait quatre ans que nous sommes Down Under et nous sommes passés par plusieurs phases avec les enfants.

Là nous en sommes à la phase où l'anglais a pris le pas, école primaire australienne oblige, et où le français tente de ne pas se faire distancer. J'ai trouvé en surfant sur le web une interview très juste de Eowyn Crisfield, experte en bilinguisme et par ailleurs maman de trois enfants trilingues. Pardon my French, l'interview est en anglais.
Voici donc dans la langue de Molière les principales idées qui ont fait écho à notre propre expérience de famille française en Australie :

1. Les parents doivent bâtir un plan depuis la tendre enfance jusqu'à l’âge adulte. Le bilinguisme doit être une démarche volontaire et planifiée. Même si les enfants parlent une langue petits, à la faveur d’une expatriation par exemple, ils la perdront s’ils ne la pratiquent pas une fois rentrés dans le pays d’origine.
2. Les enfants ne sont pas des "petites éponges". Entretenir le bilinguisme demande des efforts, du temps et des ressources, comme je le racontais dans mon billet sur l'enseignement à distance.
3. Il faut parfois aussi être indulgent avec soi-même. Et avec ses enfants. A psalmodier 20 fois chaque fois que tu as envie de hurler « Les enfants, parlez fraaaançaaais ! ».
4. Chaque enfant est unique. Même au sein d'une famille, chaque enfant réagira différemment au bilinguisme (multilinguisme). 

vendredi 18 janvier 2013

Lettre à un stagiaire aspirant à venir Down Under

Cher aspirant stagiaire, 
L'Australie te fait rêver. Tatie Annie t'as montré les chiffres du marché de l'emploi. Ton pote Momo t'as parlé du surf paradisiaque. Par réseau d'amis ou d'anciens d’école de commerce, tu as obtenu mon mail professionnel et tu m’écris. Bizarrement il y a des cas où j'ai envie d'appuyer ta demande de stage et de faire bouger mon réseau. Et d'autres cas où j’appuie plutôt  le bouton "delete".
Puisqu'il faut connaître sa cible pour faire une bonne campagne marketing, voici donc ce qui se passe dans ma tête en te lisant.

J'aime <
- Recevoir une demande de conseils plutôt qu'une demande de travail;
- Savoir comment tu as eu mes coordonnées quand c'est un mail "spontané";
- Recevoir un CV en anglais pour une demande de travail/stage en Australie;
- Sentir que la personne a fait des recherches préalables sur le pays/le métier/l’entreprise.

Je n'aime pas =
- Me faire tutoyer dès le premier mail (mais ça peut changer par la suite si tu sais me convaincre) ;
- Etre considérée comme un pote avec des ^^ pour ponctuer les phrases (tu as eu ton bac avec mention, tu peux certainement adapter ton registre à la situation);
- Recevoir un CV en français à faire passer aux RH australiens (non, le monde entier ne parle pas français  même dans les entreprises françaises type L'Oreal ou Veolia);
- Lire S-I-D-N-E-Y, au lieu de Sydney (comme quoi le correcteur automatique n'a pas tué le besoin d'apprendre l'orthographe).

Cigale tu es pour prendre ton baluchon et venir Down Under. Garde ton enthousiasme de cigale, mais n'oublie pas d’être aussi un peu fourmi et prépare ton voyage avec persévérance. Pour ça  le guide Australiance est une bible.

dimanche 13 janvier 2013

S’expatrier en Australie : les 5 erreurs à ne pas commettre


1. Confondre Australien et Anglais
De culture occidentale et Anglo-saxonne, l’Australie est certainement plus facile à décoder pour les français que d’autres pays. Mais quand même. Il y a des spécificités à connaitre avant de s’installer. Quelques mois avant notre départ, Jules avait la bonne idée de télécharger des vidéo de la chaîne de TV ABC pour se familiariser avec l’accent et les nouvelles Down Under.

2. Avoir 5 connections sur Viadeo
L’Australien fait la plus forte consommation de réseaux sociaux per capita au monde. Les connexions, sur Linkedin évidemment, se font de façon plus décomplexée qu’en France. Il faut en jouer. Avec finesse toutefois car rien n’est plus énervant que de recevoir « I’d like to add you to my Linkedin network » de la part de quelqu’un que tu ne connais pas. Trucs et astuces : par ici.

3. Parler anglais comme une chèvre espagnole
A moins d’avoir l’ambition de faire du « fruit picking » dans le Queensland ou la plonge dans les restaus de Melbourne, on ne va pas en Australie pour apprendre l’anglais, plutôt pour s’améliorer. Etre à l'aise et se faire comprendre (quelque soit l'accent) permet de décrocher le bon job.

4. Jouer la carte de l'hyper expert
Si tu arrives à décrocher le 457 (visa sponsorisé par une entreprise), c’est parce que tu es un expert. Un expert difficile à trouver sur place. Très vite, il faut dépasser cette étiquette  Les « soft skills » sont tout aussi importants pour réussir. Râler comme tout le monde, c’est fini. Parce qu’ici, personne ne râle. Well-done, awesome, good job : voilà le vocabulaire dont il faut user et abuser Down Under.

5. Vouloir devenir fleuriste (en 3 semaines, avec un diplôme d'expert-comptable)
L’Australie est le pays de tous les possibles. Mais si tu bosses en finance et tu veux devenir fleuriste dans un pays qui n’est pas le tien, ça fait beaucoup de changements à la fois. Avoir une approche en plusieurs étapes semble plus raisonnable : obtenir un visa, capitaliser sur ses forces et une fois sur place et installé, changer de domaine ou monter une boîte.

Alors, qui a envie de tenter l’aventure en Terra Australis Incognita ?

jeudi 8 novembre 2012

Pardon my French

Bien parler une langue, ce n'est pas juste traduire mot à mot. C'est comprendre quels mots sont appropriés dans un certain contexte. La blogueuse de mode Garance Dore résume bien les différences entre l'anglais et le français dans un billet que je vous recommande de lire
A tous mes amis australiens je dis donc : Pardon my French*.

* Pardon my French ou excuse my French est une expression que les anglo-saxons utilisent pour s'excuser d'utiliser des gros mots.

jeudi 25 octobre 2012

Wake up, it's a beautiful morning

Depuis la rentrée de Julot en Kindy en février 2012, toute la famille a adopté un début de journée assez tonique. Le mérite en revient à Jules qui l'a proposé et conceptualisé. Notre bande-son, ça pourrait être la chanson infectieuse des Boo Radleys.


4:45 Jules se réveille et enfile son Speedo
5:00-6:15 Jules nage. Le reste de la famille dort à poings fermés.
6:15 Julot me réveille avec des bisous. Passage de relais avec Jules : il rentre, je pars.
6:15-7:15 A mon tour de nager à la piscine. Jules prépare le p'tit déj et les " lunch box" des enfants (pas de cantine à l’école, chacun apporte son repas)
7:30 Tout le monde s'habille, on prépare les sacs.
8:00 Jules est parti au boulot. Cours de français avec Juliette. Julot joue avec ses Lego.
8:30-8:45 Cours de français avec Julot.
8:45-9:00 Les enfants et moi marchons jusqu’à l’école (fait important au royaume de la voiture).
9:00-9:30 Double macchiato dans un des cafés de Mosman avant d'aller bosser devant mon ordi.

Ça, c'est le planning idéal des lundi, mercredi et vendredi. Mardi et jeudi tout pareil mais la natation en moins. Et il y a des fois où ça dérape vraiment. Mais on sait en bon français qu'il n'y a pas de règle sans exception.

mercredi 3 octobre 2012

Série éducation - la querelle des Anciens et des Modernes

Installation "Class in the class" - Junling Yang
17th Biennale Sydney
Il y a le parent admiratif devant le bébé capable de naviguer un iPad tout seul. Il y a le parent fier de son grand  qui utilise PowerPoint pour faire son exposé. 
Il y a le parent qui se lamente qu'on ne sait plus écrire au stylo plume. Il y a le parent qui demande le retour aux bases en invoquant Jules Ferry et les années 50.
La querelle des Anciens et des Modernes dans l’école du XXIème siècle bat son plein, avec la technologie en enjeu.

Et il y a l’élève qui vient de se casser le bras. Accident bête sur le chemin de l’école. Il en a pour six semaines de plâtre. Et c'est le bras droit en plus. Sa maîtresse lui propose de faire ses exercices d'orthographe ("spelling" dans notre cas Down Under) sur sa tablette. Pas une tablette avec accès a gogo au web et des Angry Birds en favori. Une tablette configurée pour l’école avec du contenu adapté à sa tranche d'age. 

Et vous, pour l'éducation de vos enfants, vous êtes plutôt Ancien ou Moderne?

lundi 17 septembre 2012

10 ans


10 ans, ça passe vite. Surtout quand on suit scrupuleusement les conseils que mon papa nous donnait lors de notre discours de mariage, par un samedi radieux du mois de Septembre en vallée de Chevreuse: "il faut mettre plein de projets dans la marmite du bonheur ."
Avec 2 beaux enfants, 3 changements de carrière chacun et notre installation en Australie, la marmite a été bien alimentée.
Pour fêter ça, nous nous sommes offerts... une pause. 4 jours rien que pour nous deux à Noosa dans le Queensland. A deux ou en famille, Noosa offre une belle palette d’activités et présente un certain charme en alliant lacs, rivières et océan. Un avant-gout de l’été à venir. Et une pause bien méritée donc.

lundi 3 septembre 2012

Série éducation - La rentrée des classes à distance

Sans fanfare ni cartable, la rentrée au CP de Julot vient de se faire officiellement la semaine dernière ... sur la table de la cuisine.
Avec le décalage des saisons, Julot a en fait commencé l’école primaire australienne en janvier dernier. Cette semaine, il s'agit de sa rentrée des classes pour apprendre à lire et écrire ... en français. En faisant le choix de mettre nos enfants à l’école australienne, nous nous sommes donnés plus de responsabilités en tant que parents. 

Parés d'une bonne dose de courage et du matériel acheté à un organisme d'enseignement à distance, les enfants enchaînent les exercices de grammaire ou autres pleins et déliés (j’exagère à peine car dans une Australie qui écrit en script et au crayon à papier, l’écriture cursive au stylo plume des petits français semble  bien anachronique).
L’école à la maison n'est pas très à la mode en  France, contrairement aux US ou le "home schooling" est un phénomène de société, le plus souvent pour des raisons religieuses auxquelles je n’adhère pas.

Ce post inaugure une petite série sur les défis et les joies de l'enseignement à distance.

Et vous, comment se présente votre rentrée?

mercredi 29 août 2012

Comment les éditeurs français et Amazon sabotent la francophonie


Avec  le lancement officiel du Kindle en France, se procurer des livres français à 15 000 km devait devenir un jeu d’enfant.  Adieu le papier lourd dans les valises ou les frais de port coûteux vers l’Australie (15 000 km donc), vive le numérique. Acheter les derniers succès germanopratins d’un clic de souris semblait tomber sous le sens. Passons sur les prix grassouillets pratiqués par les éditeurs tricolores et qui ont été épinglés dans l’émission Capital en février 2012.

Qu’en est-il du choix éditorial disponible? Sur les 1,4 millions de livres numériques disponibles sur Amazon, près de 70 000 sont en français. Je commence à acheter quelques titres pour moi, et aussi pour les enfants.  Au bout de quelques semaines, Amazon bloque mon compte.
J’ai commis le crime d’acheter un titre français  hors des frontières françaises. Et je dois prouver mon lieu de résidence pour pouvoir continuer. Mon complice, l’adresse IP, m’a dénoncé.  Les contrats des droits d’auteurs internationaux, car c’est bien de cela dont il s’agit, sont bien étriqués. A moins que ce ne soit la paresse du département juridique : pourquoi aller s’emmerder pour une sous-niche d’un marché du livre numérique lui-même très niche puisque ne représentant que  1%  des ventes de livres ? 1% à mettre en perspective des US ou on est à plus de 50%.
Je suis passée - de force donc - sur Amazon.COM à la place du .FR. Il n’y a que 19 000 titres en français, soit 3,5 fois moins. Section jeunesse réduite à une peau de chagrin. Très peu de titres récents.

Et vous, êtes-vous passé à l’ebook ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

dimanche 3 juin 2012

Election des députés des Français à l’étranger : le choc des photos

Voter pour le député qui représentera l'Asie-Océanie-Russie au Parlement a un petit goût d'aventure. Passons sur le mot de passe du vote par Internet qui atterrit dans le dossier "junk" de Jules, sur la foultitude de newsletter et de vidéo reçues.... et regardons les candidats et leur programmes.
20 au total, c'est du boulot d’être citoyen.
Voici quelques affiches marquantes, qui ne reflètent pas mes convictions politiques, photographiées au bureau de Sydney ce matin.

Scout toujours
Brochette bio : Joly, Beauvais, Mamere...
Nicolas le jardiner

Mannequin pour brochures corporate

Parachuté du Vaucluse






















lundi 23 mai 2011

Et vous vous voyez où dans 5-10 ans?

Pendant les entretiens d'entrée aux écoles de commerce , je détestais qu'on me pose cette question. "Vous vous voyez où dans 5 ans?" Pire, "vous vous voyez où dans 10 ans?" Je n'avais pas vraiment envie de me pencher là-dessus et de me lancer dans une introspection. Je trouvais ça culotté que quelqu’un rencontré il y a à peine 15 minutes me pose une question que je n'osais me poser à moi-même.
Et puis on évolue. On change. On troque la France pour l'Australie. Beaucoup d'expats le disent, la première année on est occupé à s'intégrer et à s'ajuster au nouvel environnement. La deuxième année, on en profite vraiment. Et après? Après, c'est plus complexe, chacun fait comme il veut ... et comme il peut.
Nous sommes justement dans cette phase de tous les possibles. Le weekend en amoureux à Melbourne a été l'occasion de se poser et d'envisager les scénarios de retour au pays avec Jules. Septembre 2015, c'est la date que nous nous sommes fixés. Trois essentiels à prendre en compte : l'éducation des enfants, l'immobilier, nos boulots. Cette date n'est pas une date butoir, c'est plutôt un cap. Un cap pour nous guider dans nos décisions. Notre barque familiale peut prendre mille chemins en fonction de la pluie, du soleil et des vents. Nous arriverons peut être plus tôt que prévu. Mais nous avons notre cap.

Et vous, vous voyez où dans 5 ans?

lundi 14 mars 2011

Parlez-vous anglais?



Quand on vit et travaille en Australie, on parle anglais bien sûr. Mais comment sait-on qu'on le parle bien? Ma perception du sujet a évolué depuis notre arrivée.

Au début de notre installation l'objectif était de perdre ce fichu accent. Dans la voiture le matin je répétais à haute voix les phrases du journal radiophonique. Ma prononciation s'est améliorée certes, sans jamais atteindre le niveau de Jules et Juliette, respectivement 4 et 6 ans. Ce que Juliette ne manque pas de souligner régulièrement.

Et si c'était un atout, ce fichu accent? Pour une raison incompréhensible, tout le monde adore l'accent français. "Even shit souds nice in French", m'as-t-on dit récemment. La France a une aura énorme et les français n'exploitent pas assez cette chance. Dans votre prochaine réunion internationale, allez-y, posez des questions, portez vous volontaire pour des présentations, tout le monde adore.

Ce qui compte n'est pas tant l'accent que la façon de dire les choses. Et là, il y a du boulot. Quand les choses vont bien, l'euphémisme "understatement" doit être banni.
  • "Ca va pas mal, merci" devient donc "I am awesome, thanks".
  • "Nous avons fait pas mal de progrès" se traduit par "We have made amazing progress". (en insistant bien sur le amaaaaaziiiiiing)
Et quand les choses vont mal :
a. tu tournes ta langue dans sa bouche 7 fois avant de parler. Ça évite de passer pour le français arrogant et rabat-joie de service.
b. tu pratiques la strategie de l'hamburger : une critique passe tellement mieux entre deux compliments ! Ce n'est pas être faux-cul, c'est juste faire preuve de tact.

Et vous, comment vous faites vous comprendre en anglais? Quels sont vos trucs et astuces?

mercredi 24 mars 2010

French Touche


Etre Française à Paris, quoi de plus banal. RAS. Calme plat. On se fond dans la masse. Etre Française à Sydney, c'est tout autre chose. On se fait remarquer.
Il y a l'accent d'abord, 'so cute'. T'as beau essayer de le faire oublier ce fichu accent, il te suis.
Il y a la peau bien sûr, 'olive'. Différente des Australiennes Belle des Champs ou Asiatiques.
Il y a les vêtements aussi. Il vient d'où ce top? Country Road? Euh, non, Comptoir des Cotonniers...

Ma stratégie maintenant, c'est de jouer à fond les clichés.
- Café espresso tous les matins (exit les latte, mocha et autres 'flat white')
- Petit foulard autour du cou même si il fait 25 (rationnellement, très bonne arme anti-clim forte)
- Boeuf carrotte et mousse choco lorsque des Aussies viennent dîner à la maison (pas d'ambiance world food ou BBQ)
Je 'joue' la Française, c'est assez rigolo. Il n'y a pas que moi qui joue d'ailleurs : avez-vous remarqué qui a été choisie par YSL comme égérie de sa nouvelle fragrance 'Parisienne'? La très londonienne Kate Moss!



jeudi 7 janvier 2010

Première bougie


Voici 1 an déja que la famille s'est installée à Sydney. Il y a un an nous quittions un Paris sous la neige pour un Sydney plein de promesses, de défis et de soleil. Le bilan s'impose donc.
Bilan positif, tous les membres de la famille sont d'accord.
- Juliette s'adapte comme un poisson dans l'eau. Que ce soit à l'école française au début ou au chilcare australien maintenant, elle se fait plein de copains. C'est notre petit pinson primesautier (= sautille sur place dès qu'elle aime un truc).
- Julot a bien grandi et se prend pour un super héro. "To the infinite, and beyond!" (NDLR : Buzz l'éclair dans Toy Story). Il comprend tout en anglais, mais aime mieux la langue de Molière pour raconter ses histoires imaginaires.
- Jules aurait du naître australien : sportif, cool, à fond sur le fundraising, bientôt étoile d'argent en BBQ, les 'mates' australiens sont fans. Côté boulot, c'est moins l'eldorado, il s'investit, il s'adapte, il se stresse, mais je l'admire pour son esprit d'anticipation et sa connaissance de soi. No worries, mate.
- Jay a fait une année en 2 parties. 1er semestre mère de famille, 2nd semestre global business woman. L'impression d'avoir vécu beaucoup de choses, d'avoir amorcé la pompe Down Under. Bien envie maintenant de profiter plus et mieux de ce qu'on a construit ici.

Mon cher Papa nous conseillait dans notre discours de mariage de mettre plein de projets dans la marmite. En 2009, la marmite était bien pleine. RV en 2010 pour le bilan des 2 ans...
J'en profite pour souhaiter aux lecteurs du blog une excellente nouvelle année... et plein de projets.

jeudi 10 septembre 2009

Amitié(S)

Il y a l'amitié qui s'endort gentiment, dans son coin, et promet de se réveiller quand la distance ne sera plus un souci.
Il y a l'amitié qui a pris naissance grâce à la distance justement, affinités crées à renfort de status FB et de commentaires désopilants.
Il y a l'amitié qui résiste, trop compliqué de se suivre au quotidien sur ses petites et grandes misères, mais on se soutient pour la vie, c'est sûr.
Il y a l'amitié qui se renforce en partageant le statut d'expat, même si c'est pas dans le même pays.
Il y a l'amitié qui se crée autour d'un café, à se demander qu'est-ce qu'on va faire pendant et surtout après. Parce que il y aura tôt ou tard un après, un retour à gérer.
Il y a l'amitié qui naît à voir les enfants jouer ensemble sur la plage et à préparer les barbecues.
Il y a l'amitié de l'AUTRE, la moitié qui est un peu devenu par la force des choses le (presque) TOUT, feu qu'il faut entretenir de peur qu'il ne s'étouffe par manque d'air.

C'est quand même indispensable, l'amitié.