vendredi 3 mai 2013

Mémoires de la Somme


La Somme est sans doute le département français le plus connu en Australie (bon, après Paris peut être). Nous en avons eu la preuve en visitant le Australian War Memorial, sans doute l’expérience la plus marquante de notre séjour à Canberra.

Le souvenir de la 1ere guerre mondiale et de la Somme donc est précieusement entretenu. Les enfants ont notamment participé à des ateliers au sujet du petit village de Vignacourt.  Dans ce village où les soldats venaient soit en permission soit se faire soigner, le couple Thuillier a pris plus de 3000 photos des soldats de passage. De nombreuses nationalités : Australiens, Canadiens, Anglais, Américains, Indiens, et aussi  Chinois qui servaient de main d’œuvre. [Je n’avais aucune connaissance des 140,000 travailleurs Chinois qui avaient participé à la guerre.  C’est visiblement un détail que les manuels scolaires français n’ont pas jugé important].
Ces photos n’ont été retrouvées que récemment et donnent lieu à une exposition jusqu’à fin juillet que je recommande aux personnes Down Under.

"Lest we forget".

jeudi 2 mai 2013

Faut-il oui ou non visiter Canberra ?


Pendant quatre ans nous n’y avons même pas pensé. Visiter Canberra semblait une perte de temps. Les plages de Sydney nous tendent les bras à 10 minutes de la maison, pourquoi donc rouler 300 kilomètres à l’intérieur des terres et se rendre à Canberra ?

Je dirais pour mieux apprendre à connaitre l’Australie.  Canberra, c’est quand même la capitale. Une Brasilia des Antipodes, construite il y a 100 ans afin de mettre fin à la rivalité entre Sydney et Melbourne. Nous y avons donc passé quatre jours à la faveur du week-end de l’Anzac Day. L’automne est la meilleure saison pour visiter la capitale australienne avec de belles couleurs style été indien.

Il y a beaucoup d’endroits à voir à Canberra. Nous avons donc visité :
  • Questacon qui est une sorte de  musée de la Villette, ou on a appris comment lancer une fusée.
  • Le Musée des Dinosaures dans le petit village de Gold Creek (avec une petite pensée pour notre dino-fan favori Oscar);
  • Les rives du Lac Burley Griffin, nommé d’après l’architecte américain qui a conçu la capitale australienne;
  • Le Parlement, qui est une expérience architecturale, hmmm, étonnante. Les colonnes en marbre couleur Hollywood chewing-gum du hall d’entrée, désolée, même après des années de « no worries » attitude, je ne peux pas dire que j’aime;
  • Le National Museum of Australia (en photo), qui retrace comment la nation s’est formée;
  • Et enfin notre favori, le Australian War Memorial, dont je vous parlerai dans un autre billet plus en détails.


Et vous, est-ce que ça vous tente de visiter Canberra ?

jeudi 11 avril 2013

Série éducation – L’esprit de communauté

Récemment j’ai été interpellée par un article de Rue89 sur un collège qui est passé de 64% à 95% de réussite au brevet. L’article se trouve ici et le journaliste analyse les raisons : « Nouveau principal, confiance dans les profs, transmission de valeurs, et surtout, plaisir. »

Passons sur le fait qu’un tel article mettant à l’honneur ce qui marche (et ceux qui marchent) est bien trop rare. Vu d’Australie, la réussite de ce collège est selon moi d’avoir réussi à créer un esprit de communauté.

Quand on est une nation jeune de « convicts » (descendant de prisonniers et fiers de l’être), quand on a du domestiquer la nature la plus hostile du monde, quand on attend moins de l’état.. cela crée un terreau favorable à l'entraide. La force de l'esprit de communauté nous avait étonné lors de notre installation Down Under il y a quatre ans. Tous les jours lorsque je vais déposer les enfants à l'école, j'ai l'impression d'appartenir à cette communauté de parents, éleves, professeurs et personnel d'encadrement.

jeudi 7 mars 2013

Femme d'expat ou femme expat?

Femme d'expat. Les 6 premiers mois de notre arrivée en Australie, j'ai eu l'étiquette "femme d'expat".  Ça a duré assez longtemps pour déguster le bonheur de voir les enfants s'adapter à leur nouvelle vie. Et ça a duré assez longtemps  pour me rendre compte que femme d'expat était un cadre trop réducteur, qui ne me convenait pas sur le long terme. Pour moi et aussi pour Jules.
En juillet 2009 les choses ont changé avec un boulot qui m’a permis de décrocher mon visa sponsorisé. Visa que nous sommes en train de transformer en ce moment en visa permanent. En cette journée de la femme, je suis fière d’être une femme expat. 

jeudi 28 février 2013

Série éducation - Drôles de bilingues

« J'en ai marre de rêver en anglais, ça me soule » : c'est une des répliques hilarantes de Norman dans sa vidéo sur les bilingues. J'adore cette vidéo, mais la réalité du bilinguisme au quotidien est plus complexe. Cela fait quatre ans que nous sommes Down Under et nous sommes passés par plusieurs phases avec les enfants.

Là nous en sommes à la phase où l'anglais a pris le pas, école primaire australienne oblige, et où le français tente de ne pas se faire distancer. J'ai trouvé en surfant sur le web une interview très juste de Eowyn Crisfield, experte en bilinguisme et par ailleurs maman de trois enfants trilingues. Pardon my French, l'interview est en anglais.
Voici donc dans la langue de Molière les principales idées qui ont fait écho à notre propre expérience de famille française en Australie :

1. Les parents doivent bâtir un plan depuis la tendre enfance jusqu'à l’âge adulte. Le bilinguisme doit être une démarche volontaire et planifiée. Même si les enfants parlent une langue petits, à la faveur d’une expatriation par exemple, ils la perdront s’ils ne la pratiquent pas une fois rentrés dans le pays d’origine.
2. Les enfants ne sont pas des "petites éponges". Entretenir le bilinguisme demande des efforts, du temps et des ressources, comme je le racontais dans mon billet sur l'enseignement à distance.
3. Il faut parfois aussi être indulgent avec soi-même. Et avec ses enfants. A psalmodier 20 fois chaque fois que tu as envie de hurler « Les enfants, parlez fraaaançaaais ! ».
4. Chaque enfant est unique. Même au sein d'une famille, chaque enfant réagira différemment au bilinguisme (multilinguisme). 

lundi 11 février 2013

Vacances d’été en Nouvelle-Zélande du Nord (presque) comme un local

1. Voler avec Air New-Zealand pour la vidéo des consignes de sécurité hilarante façon Hobbit.
2. Réserver son logement sur le site bookabach.co.nz - prononcer BATCH, terme typiquement kiwi qui désigne une petite maison de plage ou de vacances.
3. Faire de la voile dans la "Bay of Islands". (alternative : faire de la plongée sur le site du Rainbow Warrior, so French, not).
4. Faire son marché à Matakana à une heure de Auckland comme ma copine Mel.
5. Pêcher son premier poisson comme Juliette, 8 ans maintenant.
6. Visiter les Waitangi Treaty Grounds où les Maoris et les Anglais ont signé  le traité donnant naissance au pays.
7. Mention spéciale "super activité en famille " pour le musée Te Papa à Wellington que nous avions visité il y a deux ans, (pas le temps cette année, nous nous sommes concentrés sur le Nord de l’île du Nord). 

dimanche 10 février 2013

L'Australie se trouve-t-elle en Asie?

Ce week-end Sydney se pare des couleurs rouge et or pour fêter le Nouvel An Chinois (programme par ici). Nous quittons l’année du Dragon pour entrer dans l'année du Serpent. Au recensement de 2006, 39,4% des Sydneysiders se déclaraient nés à l'étranger et les Chinois arrivaient en seconde position à 3,5%, juste après la Grande-Bretagne. Le Nouvel An Chinois est donc une fête amplement suivie. L'Australie se rapproche-t-elle donc de l'Asie?

Géographiquement l'Australie n'est pas en Asie, et là n'est pas l'enjeu. L'Australie se pense en Asie. De plus en plus. La premier ministre Julia Gillard a commissionné l'an dernier un livre blanc sur l' Australie dans le siècle asiatique. Un des axes importants d'amélioration concerne l'éducation et notamment l'ensignement des langues asiatiques. Le Chinois (Mandarin), le Japonais, l'Hindi mais aussi plus surprenant l'Indonésien sont identifiés comme les langues prioritaires.
L'école publique de notre quartier n'a pas attendu  tout ce temps pour agir et propose déjà des cours de Mandarin hebdomadaires pour tous à partir de l'âge de 5 ans. Et ce n'est pas une simple option, toute l'école s'y met. Gong Xi Fa Cai !