jeudi 7 mars 2013

Femme d'expat ou femme expat?

Femme d'expat. Les 6 premiers mois de notre arrivée en Australie, j'ai eu l'étiquette "femme d'expat".  Ça a duré assez longtemps pour déguster le bonheur de voir les enfants s'adapter à leur nouvelle vie. Et ça a duré assez longtemps  pour me rendre compte que femme d'expat était un cadre trop réducteur, qui ne me convenait pas sur le long terme. Pour moi et aussi pour Jules.
En juillet 2009 les choses ont changé avec un boulot qui m’a permis de décrocher mon visa sponsorisé. Visa que nous sommes en train de transformer en ce moment en visa permanent. En cette journée de la femme, je suis fière d’être une femme expat. 

jeudi 28 février 2013

Série éducation - Drôles de bilingues

« J'en ai marre de rêver en anglais, ça me soule » : c'est une des répliques hilarantes de Norman dans sa vidéo sur les bilingues. J'adore cette vidéo, mais la réalité du bilinguisme au quotidien est plus complexe. Cela fait quatre ans que nous sommes Down Under et nous sommes passés par plusieurs phases avec les enfants.

Là nous en sommes à la phase où l'anglais a pris le pas, école primaire australienne oblige, et où le français tente de ne pas se faire distancer. J'ai trouvé en surfant sur le web une interview très juste de Eowyn Crisfield, experte en bilinguisme et par ailleurs maman de trois enfants trilingues. Pardon my French, l'interview est en anglais.
Voici donc dans la langue de Molière les principales idées qui ont fait écho à notre propre expérience de famille française en Australie :

1. Les parents doivent bâtir un plan depuis la tendre enfance jusqu'à l’âge adulte. Le bilinguisme doit être une démarche volontaire et planifiée. Même si les enfants parlent une langue petits, à la faveur d’une expatriation par exemple, ils la perdront s’ils ne la pratiquent pas une fois rentrés dans le pays d’origine.
2. Les enfants ne sont pas des "petites éponges". Entretenir le bilinguisme demande des efforts, du temps et des ressources, comme je le racontais dans mon billet sur l'enseignement à distance.
3. Il faut parfois aussi être indulgent avec soi-même. Et avec ses enfants. A psalmodier 20 fois chaque fois que tu as envie de hurler « Les enfants, parlez fraaaançaaais ! ».
4. Chaque enfant est unique. Même au sein d'une famille, chaque enfant réagira différemment au bilinguisme (multilinguisme). 

lundi 11 février 2013

Vacances d’été en Nouvelle-Zélande du Nord (presque) comme un local

1. Voler avec Air New-Zealand pour la vidéo des consignes de sécurité hilarante façon Hobbit.
2. Réserver son logement sur le site bookabach.co.nz - prononcer BATCH, terme typiquement kiwi qui désigne une petite maison de plage ou de vacances.
3. Faire de la voile dans la "Bay of Islands". (alternative : faire de la plongée sur le site du Rainbow Warrior, so French, not).
4. Faire son marché à Matakana à une heure de Auckland comme ma copine Mel.
5. Pêcher son premier poisson comme Juliette, 8 ans maintenant.
6. Visiter les Waitangi Treaty Grounds où les Maoris et les Anglais ont signé  le traité donnant naissance au pays.
7. Mention spéciale "super activité en famille " pour le musée Te Papa à Wellington que nous avions visité il y a deux ans, (pas le temps cette année, nous nous sommes concentrés sur le Nord de l’île du Nord). 

dimanche 10 février 2013

L'Australie se trouve-t-elle en Asie?

Ce week-end Sydney se pare des couleurs rouge et or pour fêter le Nouvel An Chinois (programme par ici). Nous quittons l’année du Dragon pour entrer dans l'année du Serpent. Au recensement de 2006, 39,4% des Sydneysiders se déclaraient nés à l'étranger et les Chinois arrivaient en seconde position à 3,5%, juste après la Grande-Bretagne. Le Nouvel An Chinois est donc une fête amplement suivie. L'Australie se rapproche-t-elle donc de l'Asie?

Géographiquement l'Australie n'est pas en Asie, et là n'est pas l'enjeu. L'Australie se pense en Asie. De plus en plus. La premier ministre Julia Gillard a commissionné l'an dernier un livre blanc sur l' Australie dans le siècle asiatique. Un des axes importants d'amélioration concerne l'éducation et notamment l'ensignement des langues asiatiques. Le Chinois (Mandarin), le Japonais, l'Hindi mais aussi plus surprenant l'Indonésien sont identifiés comme les langues prioritaires.
L'école publique de notre quartier n'a pas attendu  tout ce temps pour agir et propose déjà des cours de Mandarin hebdomadaires pour tous à partir de l'âge de 5 ans. Et ce n'est pas une simple option, toute l'école s'y met. Gong Xi Fa Cai !

vendredi 18 janvier 2013

Lettre à un stagiaire aspirant à venir Down Under

Cher aspirant stagiaire, 
L'Australie te fait rêver. Tatie Annie t'as montré les chiffres du marché de l'emploi. Ton pote Momo t'as parlé du surf paradisiaque. Par réseau d'amis ou d'anciens d’école de commerce, tu as obtenu mon mail professionnel et tu m’écris. Bizarrement il y a des cas où j'ai envie d'appuyer ta demande de stage et de faire bouger mon réseau. Et d'autres cas où j’appuie plutôt  le bouton "delete".
Puisqu'il faut connaître sa cible pour faire une bonne campagne marketing, voici donc ce qui se passe dans ma tête en te lisant.

J'aime <
- Recevoir une demande de conseils plutôt qu'une demande de travail;
- Savoir comment tu as eu mes coordonnées quand c'est un mail "spontané";
- Recevoir un CV en anglais pour une demande de travail/stage en Australie;
- Sentir que la personne a fait des recherches préalables sur le pays/le métier/l’entreprise.

Je n'aime pas =
- Me faire tutoyer dès le premier mail (mais ça peut changer par la suite si tu sais me convaincre) ;
- Etre considérée comme un pote avec des ^^ pour ponctuer les phrases (tu as eu ton bac avec mention, tu peux certainement adapter ton registre à la situation);
- Recevoir un CV en français à faire passer aux RH australiens (non, le monde entier ne parle pas français  même dans les entreprises françaises type L'Oreal ou Veolia);
- Lire S-I-D-N-E-Y, au lieu de Sydney (comme quoi le correcteur automatique n'a pas tué le besoin d'apprendre l'orthographe).

Cigale tu es pour prendre ton baluchon et venir Down Under. Garde ton enthousiasme de cigale, mais n'oublie pas d’être aussi un peu fourmi et prépare ton voyage avec persévérance. Pour ça  le guide Australiance est une bible.

dimanche 13 janvier 2013

S’expatrier en Australie : les 5 erreurs à ne pas commettre


1. Confondre Australien et Anglais
De culture occidentale et Anglo-saxonne, l’Australie est certainement plus facile à décoder pour les français que d’autres pays. Mais quand même. Il y a des spécificités à connaitre avant de s’installer. Quelques mois avant notre départ, Jules avait la bonne idée de télécharger des vidéo de la chaîne de TV ABC pour se familiariser avec l’accent et les nouvelles Down Under.

2. Avoir 5 connections sur Viadeo
L’Australien fait la plus forte consommation de réseaux sociaux per capita au monde. Les connexions, sur Linkedin évidemment, se font de façon plus décomplexée qu’en France. Il faut en jouer. Avec finesse toutefois car rien n’est plus énervant que de recevoir « I’d like to add you to my Linkedin network » de la part de quelqu’un que tu ne connais pas. Trucs et astuces : par ici.

3. Parler anglais comme une chèvre espagnole
A moins d’avoir l’ambition de faire du « fruit picking » dans le Queensland ou la plonge dans les restaus de Melbourne, on ne va pas en Australie pour apprendre l’anglais, plutôt pour s’améliorer. Etre à l'aise et se faire comprendre (quelque soit l'accent) permet de décrocher le bon job.

4. Jouer la carte de l'hyper expert
Si tu arrives à décrocher le 457 (visa sponsorisé par une entreprise), c’est parce que tu es un expert. Un expert difficile à trouver sur place. Très vite, il faut dépasser cette étiquette  Les « soft skills » sont tout aussi importants pour réussir. Râler comme tout le monde, c’est fini. Parce qu’ici, personne ne râle. Well-done, awesome, good job : voilà le vocabulaire dont il faut user et abuser Down Under.

5. Vouloir devenir fleuriste (en 3 semaines, avec un diplôme d'expert-comptable)
L’Australie est le pays de tous les possibles. Mais si tu bosses en finance et tu veux devenir fleuriste dans un pays qui n’est pas le tien, ça fait beaucoup de changements à la fois. Avoir une approche en plusieurs étapes semble plus raisonnable : obtenir un visa, capitaliser sur ses forces et une fois sur place et installé, changer de domaine ou monter une boîte.

Alors, qui a envie de tenter l’aventure en Terra Australis Incognita ?

mardi 27 novembre 2012

Série éducation - Coup de gueule contre les devoirs à la maison

Marre des devoirs. Marre de rentrer à la maison, de se précipiter pour faire couler le bain, préparer le dîner, défaire les sacs, aider aux devoirs des enfants. Et quand tout ça c'est fini, qu'ils se sont couchés gentiment...Tu es enfin libre de commencer tes devoirs pour l’école. Tes devoirs de parent.
A l’école australienne, il se passe toujours un truc. Chaque semaine, une des deux délégués de classe nous envoie un mail de rappel des choses à faire. Ces mamans sont en or, sans elles je ne m'en sortirais pas.

Exemple pris au hasard de "weekly reminder".

Just a few reminders for this week:
- Remember to bring in an empty ice cream container for the Art Gallery Excursion tomorrow as Kindy students will be making a sculpture and bringing it home
.

=> J'ai du faire les poubelles pour en dénicher un assez grand pour le chef d'oeuvre du petit !
- Please bring in three photos of your child for their work on 'Changes' - one as a baby, one as a toddler, one current.
=> Ouf, la j'ai assuré. Merci cousin pour la photo Facebook de Julot BB.
- the Scholastic Book Fair will be open for business this week on Wednesday, Thursday, and Friday from 8:30am-4:00pm in the school library if you wish to take part
=> Transaction Win/Win avec Juliette qui a eu 6 livres sur les 10 de la "wish list". Rupture de stock des livres Trashpack pour Julot, je n'y peux rien chéri, ils n'en ont plus, oh, dommage.
- Each child has been asked to bring in $5 to Miss H... by next Monday for Christmas costumes.
=> Juste à temps pour le paiement. Mais en retard  pour rendre le t-shirt décoré de mes blanches mains. En exclu mondiale la photo "c'est moi qui l'ai fait" : le sapin est trop petit au gout de Juliette, j'ai découpé un coin de polaire Ikea pour faire le bonhomme de Julot.


Et votre école, elle est pour ou contre les devoirs à la maison,?